La Dépêche du jeudi 4 juin 2026 – Montardit
Dimanche 17 mai, la salle des fêtes de Montardit affichait complet pour accueillir Michel Etcheverry.
Il y avait du monde, ce dimanche 17 mai, à la salle des fêtes de Montardit pour vivre cet après-midi tant attendu autour de Michel Etcheverry, figure familière et particulièrement appréciée du chant populaire basque, et dont les passages dans la région attirent un public fidèle et intergénérationnel.
Avant même son entrée en scène, l’ambiance était déjà installée grâce au groupe folklorique Los Desentutats d’Ariejo. En tenue traditionnelle, accompagné d’accordéons et d’une flûte, l’ensemble a ouvert l’événement avec plusieurs chants interprétés en français et en occitan, rappelant l’ancrage local de la programmation.
Sous la direction soignée d’Anne-Marie Naboulet, musicienne et cheffe de choeur, Los Desentutats d’Ariejo a proposé un riche répertoire embrassant transmission et convivialité, accueilli avec un réel enthousiasme par un public attentif et rapidement conquis.
Un vibrant hommage aux Pyrénées et au rugby Après une pause gourmande autour d’oreillettes et de crêpes, Michel Etcheverry a entamé son concert. Entouré de ses musiciens (Philippe Ezcurra à l’accordéon, Raymond Etchemendibehere à la batterie et au chant, et Jean-Claude Manuel à la guitare), le chanteur a ainsi magistralement déroulé un répertoire largement repris par les spectateurs et spectatrices. Sans effets de scène ni mise à distance, Michel Etcheverry, fidèle à l’image qu’il cultive depuis des années, s’est adressé à son auditoire avec simplicité et proximité, alternant souvenirs de tournées, anecdotes de scène et hommages appuyés aux Pyrénées et au monde du rugby, univers auxquels il reste si profondément attaché et qui traversent une grande partie de son répertoire. Le final a rassemblé artistes et choristes autour de « Pyrénées si belles » puis de l’incontournable « Se Canto », repris collectivement avec Los Desentutats d’Ariejo. Une conclusion à l’image de l’après-midi : populaire, généreuse et tournée vers le simple plaisir d’être ensemble, sans artifice mais avec une évidente intensité. Ce dimanche festif s’est alors prolongé autour d’un verre de l’amitié, dans une salle qui tardait à se vider, entre discussions animées, chansons improvisées et promesses de prochaines retrouvailles, comme souvent lorsque la musique
permet de faire perdurer le lien bien au-delà de la scène.

