Le courrier Français des Landes
publié le 15 août 2014
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Le nom est bien connu du grand sud-ouest, et pour cause : le chanteur compte déjà trente années de carrière et sortira dans quelques semaines son vingt-cinquième album. Michel Etcheverry est basque et le revendique. C’est en basque que cet ancien pelotari fait ses premières armes, c’est au pays basque qu’il connaît ses premiers succès et la reconnaissance de son public. Mais pour autant, son répertoire ne se limite pas aux chants dans la langue de son pays. Avec Michel Launay, l’homme-orchestre qui l’accompagne dans ce déplacement, il reprend aussi des standards connus, dont des chansons de Luis Mariano. « Luis Mariano aurait d’ailleurs eu 100 ans le 13 août », souligne Michel Etcheverry, malicieux, de sa voix aux accents rocailleux de son terroir. L’un de ses albums récents est un hommage au chanteur disparu. Sur un autre album de Michel Etcheverry, une chanson s’intitule « Il s’appelait Luis Mariano », témoignant, s’il en était besoin de l’admiration du Basque pour cet interprète. L’anniversaire sera donc marqué comme il se doit entre les murs de la Collégiale.
Christine Ciesielski

« Je suis fidèle en amitié, et je ne sais pas dire non, confie l’ancien employé de banque devenu chanteur professionnel à la fin des années 80. En trente ans de chansons, je me suis créé un imposant carnet d’adresses et j’enchaîne les dates. En 2015, par exemple, je chanterai à New York pour les 30 ans de la société d’Artagnan d’Ariane Daguin. Je serai au printemps à San Francisco pour la 16e édition des fameux pique-niques, organisés par les Béarnais de Californie. Et le 11 octobre, je chanterai à Londres pour la Coupe du Monde de rugby. »
Michel Etcheverry le sait bien, lui, le féru de devises : « Nul n’est prophète en son pays. » Alors quand on lui fait remarquer – sans doute pour la énième fois – qu’il ne se produit pas beaucoup chez lui, au Pays basque, il sourit : « C’est ainsi, et je ne m’en offusque pas ! Jésus ne l’était pas chez lui à Nazareth ! Pensez donc, moi, Michel Etcheverry, modeste chanteur basque : mais si je peux lui ressembler, ça ne me dérange pas. »
Le Basque s’en sort d’une pirouette, comme toujours, l’œil malicieux. Mais enchaîne, avec plus de sérieux : « C’est vrai que j’ai débuté mes galas dans les Landes, où j’ai un public fidèle, j’y reviens toujours avec plaisir. J’ai fait vingt fois les fêtes de la Madeleine, un record. Je serai aux fêtes de Dax, jeudi midi, sur le parking couvert à côté du Meson, par amitié pour Jeannot Lescarboura (NDLR, l’ancien international de rugby, qui tient la fameuse bodega de Dax). Le soir je serai à la Romeria de Bardos. D’année en année, je me produis chez des gens – comme à la feria de Casteljaloux, à la foire aux chapons de Grignols, à la fête des vins de Madiran -, qui sont devenus de vrais amis ! »
Michel Etcheverry le clame haut et fort à défaut de la chanter depuis le sommet du Baigura : « Je ne vendrais pas mon âme pour faire du people ! Je viens de la terre des Pyrénées, et je compte bien y rester. La preuve, pour ce 25e album, j’ai reçu des propositions de chansons qui ne me correspondaient pas. Il faut que les chansons me ressemblent. »
Dans « Viens dans le Sud » (Agorila), titre du premier morceau signé Christophe Ithurritze, Michel Etcheverry invite son public à un voyage à travers les Pyrénées, 14 titres, dont onze sont inédits.
La chanson « Xiberoko lehoina », écrite par Manex Pagola, est très réussie. « Je suis fier que ce compositeur de renom m’ait réservé ce morceau en hommage à Pierre Etxahun, ce grand auteur souletin que j’ai eu la chance de connaître. Il ne l’a pas offerte à Pier-Paul Berzaitz ou Erramun Marticorena, non, mais à Michel Etcheverry, ça me touche ! »
L’amitié toujours, quand le ténor reprend pour terminer cet album, « Adichats », écrit par son ami dacquois et afición, feue le docteur Jean-Paul Delacroix. Amitié encore quand les Biarrots d’Oldarra assurent les chœurs sur « Dios te salve maria ». Ou cette magnifique chanson écrite par le papa de Jean-Loup Dabadie, Marcel Dabadie, il y a quelques années, « L’Autant ».
Pour ses prochains galas, accompagné par le fidèle multi-instrumentiste Michel Launay ou entouré de ses cinq musiciens, Michel Etcheverry pourra donc piocher dans un répertoire de plus de 150 chansons. « Des Palombes » à « Aupa BO » en passant par « Belles Pyrénées », « Les Fêtes de Mauléon » ou « M’endormir à Arcangues ». Un répertoire toujours adapté au lieu du gala. Et qui fait dire à cet amoureux des mots, en guise d’au revoir, « qu’il n’est pas toujours vain de faire du neuf avec du vieux ! »
Publié le 12/08/2014 à 03:51

Invité vedette de la première journée du terroir, le ténor basque Michel Etcheverry, connu pour chanter son pays avec passion, a rendu hommage à son idole Luis Mariano, lors de son tour de chant, devant un public conquis. Rencontre.
Que l a été votre parcours ?
Je suis né à Hélette au cœur du pays basque. À dix ans, je chantais déjà dans les fêtes populaires. Adulte, je menais de front un emploi dans une banque, une carrière de pelotari et de chanteur. Je me produisais un peu partout, surtout dans les troisièmes mi-temps de rugby où j’ai très vite lié de solides amitiés. Depuis 1986, je me consacre entièrement à la chanson.
Quels sont vos plus beaux succès ?
Je chante habituellement dans tout le sud de la France mais je parcours aussi le pays, occasionnellement, accompagné de mon propre orchestre. J’interprète des chansons en basque, des reprises de Luis Mariano, mon maître et mon idole de toujours, des chansons inédites dédiées à ma famille, mes amis comme ici à Noé le regretté Alex. En 2009, j’ai assuré deux passages à l’Olympia. Me définissant autodidacte, ces deux succès sont la consécration de ma carrière. Je viens de sortir un 25e album.
Comment est cet album ?
À Noé, j’ai chanté quelques titres extraits de cet album «Viens dans le sud». Beaucoup d’inédits parmi les 14 titres de l’album, chansons à texte, d’autres plus festives mais aussi des reprises comme «M’endormir à Arcangues» spécialement écrite pour moi. Les chansons ont été composées par des auteurs connus, P. André Dousset, Romain Didier et mon fils Patxi.
Êtes-vous resté attaché à vos racines et à votre public ?
Je suis un vrai nostalgique du pays basque. Je véhicule mes racines sans me forcer, c’est dans ma nature. Je ne vais pas changer à mon âge. Je suis aussi très attaché à mon public. C’est presque une deuxième famille. Certains sont des amis proches et m’ont vu 150 fois.Cet été, je chante pour la 26e fois à la fête de Madiran. En 2015, un 17e voyage me conduira à San Fransisco pour la fête annuelle de la ligue Henri IV. Un projet avec la coupe du monde de rugby 2 015 se déroulant en Angleterre devrait voir le jour.


La journée d’hier a débuté à 11 heures avec un nouvel encierro et un lâcher de vachettes. Puis, la cavalcade s’est mise en place avec le traditionnel défilé des dix chars, chacun décoré sur un thème différent, et sur lesquels était installée la centaine d’enfants costumés par les soins des deux groupes de cousettes.
En musique
Accompagnés par des bandas aux noms savoureux (les Amuses-gueules de Grignols, Los Alegrios de Morcenx dans les Landes, Bastid’Art de Miramont-de-Guyenne, Alegria Banda de Casteljaloux), ils ont parcouru les rues du bourg devant un public venu très nombreux.
Et comme, les festayres ont besoin de reprendre des forces, durant tout le week-end, grillades et escargots étaient proposés. Samedi midi, quelque 400 personnes se sont rendues au déjeuner du club de rugby alors que, hier midi, le repas basque a réuni 350 convives autour de Michel Etcheverry, en très grande forme pour une animation dans la pure tradition des fêtes du Sud-Ouest.
En fin d’après-midi, dans les arènes, une Capea, corrida sans mise à mort, était organisée par le club taurin ainsi qu’une course en trottinettes. La feria s’est clôturée avec la soirée espagnole de l’Amicale laïque puis le feu d’artifice sur le site de la Bartère.
Michelyne Cailleau
Publié par Adrien Gavazzi

Plaire au plus grand nombre
« Mes premiers disques étaient basques du début à la fin. Et puis j’ai chanté pour une maison de vacances de la Fnaca (la Fédération nationale des anciens combattants de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie), devant des gars venus des quatre coins de la France. Ce sont eux qui m’ont suggéré de me mettre au français. » Il a suivi leurs conseils. Son dernier album, qui sort à la fin du mois, ne contient que deux chansons en basque. Même si ce natif de Hélette reste euskarien jusqu’au bout des ongles : « C’est ma langue maternelle. Mes parents parlaient à peine le français. »
En tout cas, avec des titres comme « Les palombes » ou « Le Vieux Landais », il sait parler aux Landais, depuis longtemps son premier public : l’artiste animait chaque année les fêtes paysannes du Modef, à Soustons, sous l’ère Mitterrand. « Ils passaient saluer la foule, avec Jack Lang et compagnie. » Il lui a même serré la pince, à Tonton, dans un restau du coin où il avait ses habitudes.
S’il compte s’arrêter un jour ? « Quand le téléphone ne sonnera plus. » Et ce n’est pas demain la veille que ça arrivera : on l’approche déjà pour une prestation en Angleterre, dans le cadre de la Coupe du monde de rugby, en octobre 2015.
Adrien Gavazzi
Concert à l’église de Mimizan – plage, ce soir à 21 heures. Entrée gratuite : libre participation.
Michel Etcheverry en concert à Saint Symphorien. » PARI GAGNANT « .
en l’église de St Symphorien le vendredi 25 juillet .
Le ténor basque met le feu à l’église,
Pari gagné pour la venue du chanteur Michel Etcheverry dans l’église de la commune.
C’était sans compter sur la notoriété du « MAESTRO».
Deux heures avant le début du récital les « fans » commencent à garnir les travées de l’édifice.
Très rapidement le lieu de culte se trouve trop petit pour accueillir tout le public.
Certains doivent rebrousser chemin faute de pouvoir accéder au concert.
Dés la première chanson » Chanson pour mes amis « le ton est donné, l’auditoire est en
parfaite osmose avec l’interprète.
Après trois chansons toute l’assemblée est acquise à la cause du chanteur. Jusqu’à la fin du spectacle dans une ambiance chaleureuse et festive le crooner à charmé
toute l’assemblée.
Pour terminé le show en feu d’artifice le virtuose accompagné à la trompette par son fidèle
ami » homme orchestre » Michel Launay dit le « grand » interprétera un magistral et
émouvant « AVE MARIA » qui fit vaciller les vitraux.
Sans se faire prier le ténor revint pour un pot pourri de chansons entraînantes et terminera
cette soirée de haute ligné musicale par un éternel « SE CANTO ».
Chapeau bas Monsieur l’artiste. Merci Michel et à très bientôt.
François Memes.
Finale masters des fêtes de BAYONNE le dimanche 27 juillet au trinquet Moderne, chantant l’hymne de la pelote « PILOTARIEN BILTZARRA ».
Ici au coté de son ami Jean-Marie Mailharro, le patron du Trinquet Moderne.
Victoire de Peyo LARRALDE Baptiste DUCASSOU 40 à 20 sur Olivier LARRACHEA Thierry HARISMENDY.